L’Enfant : l’édition illustrée de 1884

 Jacques Vingtras, qui deviendra L’Enfant, paraît en feuilleton dans le journal républicain Le Siècle en 1876, alors que Jules Vallès est encore exilé à Londres. Stupeur et glapissements des abonnés : le respect du père, l’amour sacré dû à la mère sont outragés. Le directeur du Siècle, malgré les pressions, n’interrompt pas la publication de l’œuvre, mais son caractère subversif rend plus difficiles les négociations avec les éditeurs, en vue d’une publication sous forme de livre. Finalement, en 1878, l’éditeur Charpentier (qui publie aussi Les Rougon-Macquart) accepte de faire paraître Jacques Vingtras sous la signature de Jean La Rue – condamné à mort par contumace, Vallès ne peut signer de son nom. La deuxième édition, en 1881, est intitulé Jacques Vingtras : L’Enfant ; pas plus que la précédente, elle n’a été revue et corrigée par l’auteur exilé.

Seule la troisième édition de L’Enfant, en 1884, paraît après révision, et sous le nom de Jules Vallès. Cette édition est publiée par Quentin en 1884 ; elle est illustrée par douze eaux-fortes de Renouard, reproduites ci-dessous.


 

« Je défendrai les droits de l’enfant, comme d’autres les droits de l’homme.

Je demanderai si les pères ont liberté de vie et de mort sur le corps et l’âme de leurs fils ; si M. Vingtras a le doit de me martyriser parce que j’ai peur d’un métier de misère, et si M. Bergougnard peut encore crever la poitrine d’une Louisette. »

                               Jules Vallès, L’Enfant

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